J'avoue, d'habitude je m'y prends un peu plus à l'avance. Mais voilà, je suis déjà posée à Nicosie, Internet fonctionne, j'ai les pieds sur le radiateur et une bière à la main et je me décide enfin à commencer un blog pour vous raconter 2014, une année qui promet d'envoyer du bois. Au programme, un semestre à l'Université Européenne de Chypre, un stage estival à Ploiesti, en Roumanie, puis un semestre à Pécs, dans le sud de la Hongrie. Le genre de programme qui rend les gens jaloux, c'est vrai. Bon, la contrepartie, c'est deux semestres à Lorient, probablement la ville la moins sexy de France et de Navarre, c'est peut-être pour cela que je n'ai pas ouvert de blog pour vous raconter ce dernier semestre...
Depuis avant-hier, c'est parti pour une année sous le signe de l'Europe, pendant laquelle je compte bien profiter à fond des programmes communautaires pour faire un tas de rencontres et accumuler des connaissances, tant sur la gestion de projet que sur les habitudes de mes concitoyens européens. Je commencerai donc par Chypre, petite île ensoleillée idéalement située au large de la Syrie et au sud de la Turquie, qui occupe la partie nord de l'île depuis une quarantaine d'années. Cette partie n'est d'ailleurs absolument pas acceptée sur le plan international et c'est seulement la partie sud (grecque) qui fête cette année son dixième anniversaire au sein de l'Union Européenne. N'ayant pas vraiment fait l'effort de me renseigner outre mesure sur ce pays, je vous en laisse le soin...
Le périple s'est plutôt bien passé. Pour me mettre en condition, j'ai commencé par me perdre dans Paris avec ma vingtaine de kilos de bagages sur le dos. Mais j'ai réussi à poursuivre ma route jusqu'à Athènes où, après avoir tenté une épique conversation en grec dans le bus, j'ai retrouvé mon amie Eva. Nous nous sommes promenées de nuit en bas de l'Acropole, à travers les petites rues peuplées de "tavernas", ces endroits sympathiques où nous nous sommes arrêtées pour boire du vin rouge coupé au miel. Les photos de nuit n'ayant pas donné grand chose, je me réjouissais de pouvoir déambuler encore un peu dans la capitale le lendemain matin mais c'était sans compter sur la pluie battante qui nous a confiné à la maison... Pas de photo, donc, mais un chouette moment.
Depuis, j'ai pris un vol pour la ville de Larnaca car il n'y a pas d'aéroport dans la capitale. Je n'avais encore jamais essayé l'arrivée sur un aéroport situé sur la côte, c'est plutôt drôle de ne voir par le hublot que la mer jusqu'au tout dernier moment, quelques secondes avant le choc des roues sur le tarmac. Tout s'est passé assez idéalement ensuite, j'ai rallié mon appartement qui est déjà fonctionnel et situé à quelques minutes seulement de mon université, mais aussi de la vieille ville. Nicosie semble être une ville où l'on marche à pied. Et tant mieux car ici, les bus s'arrêtent vers 19h.
Ma coloc Iza, originaire de Pologne, habite ici depuis un an et demi avec son chat Oro. Elle accueille - du coup, on accueille, mais j'ai encore du mal à comprendre que c'est aussi chez moi - un couchsurfer italien qui connaît déjà bien la ville et m'a emmené dans les quartiers sympas goûter un "souvlaki stin pita" arrosé d'une Keo, la bière locale, pour ma première soirée chypriote. Après une nuit plutôt fraîche, j'ai été contente de voir le soleil se lever tôt pour nous réchauffer. J'ai fait un tour à l'université ce matin, rencontré plusieurs étudiants et réglé quelques détails administratifs avant de rentrer déballer mon sac dans l'après-midi. J'ai déjà localisé l'endroit où on achète les fruits et légumes frais. Demain je pars à la recherche d'un supermarché digne de ce nom. Et ce soir, soirée Erasmus pour se remettre dans l'ambiance. Doucement je m'installe.