mercredi 30 avril 2014

En cours

Une reprise sur les chapeaux de roue ! J'aime beaucoup cette expression, oui. Pour ceux qui pensent qu'on glande forcément quand on est Erasmus, je vais être obligée de vous contredire. Petit bilan sur ce que je fais en cours ce semestre.

World Politics
Peut-être le cours le plus tranquille. On s’assoit, on écoute le prof nous raconter comment fonctionne le monde, on essaye de faire marcher un peu notre esprit critique et on rentre chez soi sans devoirs à faire. Hormis les examens à livres ouverts (comme ça, ça a l'air cool, mais ça veut aussi dire qu'on attend une manifestation de l'esprit critique sus-nommé et c'est parfois plus compliqué que d'apprendre par cœur...), nous sommes évalués sur deux présentations orales. J'ai fait la première ce mardi sur le thème des affaires étrangères de l'Union Européenne et la prochaine sera sur le thème de la mondialisation. Je dois également écrire un essai de quelques pages pour montrer si oui ou non l'UE est construite sur le modèle de ses états membres, il faut que je m'y mette...

Interpersonal Communication
Ce cours est un plaisir ; on commence par une activité agréable (cette semaine : que vous inspire votre nom ?) avant d'aborder la théorie que l'on essaye d'illustrer avec des situations de notre vie. Les devoirs que nous devons rendre chaque semaine demandent une bonne dose d'introspection, j'ai par exemple analysé ma relation avec ma coloc, réfléchi à ma culture et aux sous-cultures dont je fais partie, appris à reformuler mes émotions pour rendre la communication efficace. Original et intéressant.

Racism & Discrimination in Europe
Nous sommes six étudiants dans ce cours, on se retrouve tous les quinze jours, notre prof nous donne un thème et on se débrouille avec ça. Cela nous oblige à faire de la recherche sur la discrimination dans l'éducation, l'emploi, les discours politiques... Des sujets tous plus réjouissants les uns que les autres, donc. Je viens de mettre un point final à mon essai sur l'immigration illégale en France et en Italie, c'était pénible mais en échange le prof nous a annoncé ce matin qu'il annulait l'examen final donc ça valait le coup !

Intercultural Communication
Ce cours gagne le double prix du cours le plus décevant enseigné par le professeur le plus ennuyeux... Nous avons au moins dix nationalités dans la classe mais au lieu d'exploiter cette richesse à portée de main, le prof continue obstinément à nous lire les paragraphes entiers qu'il a empilés sur un Powerpoint. Une horreur. Les devoirs sont un poil plus intéressants : analyser son identité culturelle (du coup j'ai pu pomper une partie sur le devoir de l'autre cours), critique du film Lost in Translation et recherche dont j'ai déterminé le sujet aujourd'hui : comment gérer les conflits interculturels quand on travaille au Burundi ?

Public Relations
Ni sensationnel ni trop ennuyeux, un cours tout ce qu'il y a de plus cours. Entre deux études de cas, nous avons dû mettre en place une campagne sur le sujet de notre choix. Avec ma pote Lidiia, on a choisi comme sujet le leadership chez les étudiants et on a ouvert un blog, vous pouvez y jeter un œil. 

Project Management
Le cours que je prenais "pour le plaisir"... Fausse bonne idée. Le prof ne voit la vie que par le prisme de l'entreprise et nous place toujours des anecdotes de quand il travaillait chez Rolls Royce, au sommet de sa carrière. L'avantage c'est que, comme je n'obtiens pas de crédits pour ce cours, je ne me prends pas trop la tête. L'inconvénient, c'est que même quand ça n'a aucune espèce d'importance, je ne sais pas rendre un devoir bâclé.

J'écrivais il y a deux mois que j'allais certainement devoir renoncer à des journées à la plage pour finir mes devoirs, c'est arrivé ce dimanche et c'est aussi désagréable que ça en a l'air. Il faut dire que tous les gros dossiers et essais du semestre nous tombent dessus en ce moment. Je parviens à garder la tête hors de l'eau en ce qui concerne les devoirs mais je ne vois pas bien quand je vais avoir le temps d'apprendre pour les examens. Et avec tout ça il faut encore que je voie du pays ! Plus qu'un mois...

vendredi 25 avril 2014

Épisode 4 : Chania et Astrikas

En quittant Heraklion, j'ai repris le bus pour Chania. J'ai quitté la station de bus en pensant visiter un peu la ville mais à peine ai-je eu le temps d'attraper un pique-nique qu'il a commencé à pleuvoir... (Oui le temps était globalement pas top pendant toute la semaine, je vous l'accorde. Sofia m'a dit que c'était toujours comme ça la semaine avant Pâques.) Du coup j'ai pris une photo en vitesse avant de redécoller pour la dernière partie de l'aventure.

Chania, avec des gens qui se mettent à l'abri
Je suis montée un peu dans la montagne vers le petit village d'Astrikas pour rencontrer mes hôtes, trois Belges qui viennent de s'installer pour devenir permaculteurs. Siegfried, qui a acheté le terrain, connaît déjà bien la région. Il m'a emmené visiter la dernière fabrique d'huile d'olive organique de Grèce qui respecte les procédés traditionnels, tenue par un Crétois et une Québécoise qui était contente de parler un peu français avec moi. Le lendemain, nous avons marché jusqu'à son terrain. Les voisins étaient tous occupés à épiauler leurs moutons pour Pâques. Sigfried, végétarien, m'a montré quelles étaient les meilleures fleurs comestibles que nous avons grignotées au passage. L'après-midi, j'ai tenté de filer un coup de main à la ferme et nous avons notamment mis en terre les pastèques. J'ai beaucoup appris sur la nature crétoise pendant ces deux jours et j'en ai pris plein la vue avec le panorama.




Après avoir découvert ces trois visages de l'île et rencontrés ces couchsurfers merveilleux, et alors que ça sentait Pâques à plein nez, c'est la mort dans l'âme que j'ai repris l'avion pour Chypre, qui je l'avoue me paraît un peu fade en comparaison...

jeudi 24 avril 2014

Épisode 3 : Heraklion

Plus qu'un paradis pour touriste, on sent que cette ville vit. J'ai commencé par marcher au hasard, tantôt sous la pluie et tantôt sous le soleil. Je suis tombée par hasard sur une expo de photos des œuvres de l'architecte El Greco puis sur un petit marché aux œufs de Pâques, avant de descendre jusqu'à la forteresse de Koules, construite sous l'occupation vénitienne puis de longer un peu la côte.

L'hôtel de ville

La place aux lions



L'église de Saint Titos




La ville, vue depuis le vieux port

La forteresse de Koules



Puis j'ai fini par atterrir au musée archéologique, dont les plus belles pièces étaient en exposition ailleurs... J'y ai quand même trouvé de quoi passer deux bonnes heures.





L'ancêtre du nœud pap'
Ma statuette coup de cœur
J'ai fini la journée en traînant mes guêtres vers la belle église de Saint Minas.





Puis je suis allée me reposer chez Sofia afin d'être à peu près en forme pour sortir le soir pour clore cette belle journée par un dîner typiquement crétois dans une jolie taverna. Plutôt que de commander chacun son plat, nous avons partagé quelques "mezze" et une bouteille locale avec mon hôte et son amie Mylène, sympathique Française installée en Crète. 

Ce jour entier aura été un plaisir pour mes papilles gustatives, j'ai testé:
- la purée de sésame sur les biscottes le matin, imitant habilement le beurre de cacahuètes
- la tarte épinards/pâte feuilletée à midi (d'ordinaire je n'aime ni l'un ni l'autre mais là j'ai adoré)
- le yaourt glacé pour le goûter, hyper à la mode par ici, qui remplace la glace mais en moins calorique
- en apéritif, le Bloody Mary crétois à base de purée de tomates et de raki
- les mezzes : quelques ntakos, ces pains secs arrosés d'huile d'olive avec purée de tomate et fromage frais à étaler, des champignons et une salade avec pois chiches, pignons de pin et haricots blancs
- et pour finir, quelques fruits à la confiture de rose

Le régime crétois, testé et approuvé !

mercredi 23 avril 2014

Épisode 2 : Malia

La ville de Malia est réputée non seulement pour ses touristes britanniques en état permanent d'ébriété mais aussi pour son palais. Il n'en reste malheureusement pas grand chose et les connaissances archéologiques nous manquaient pour profiter pleinement de cette visite. Nous avons donc passé le reste de l'après-midi sur la belle plage de Malia mais le soleil a disparu derrière les nuages et finalement personne n'a osé se baigner dans l'eau encore très froide. 





Le lendemain matin, mes potes se sont levées aux aurores pour aller prendre l'avion tandis que je suis restée une journée de plus. Nous sommes allés visiter le Cretaquarium (j'ai pas mal hésité avec le parc à thème Dinosauria, j'avoue...) mais je n'ai pris aucune photo, j'étais trop occupée à tapoter sur les vitres pour tenter de faire bouger le poulpe et à compter les dents des requins. Dans la soirée j'ai pris le bus pour Heraklion, capitale de la Crète où je retrouvais mon hôte Sofia et quelques couchsurfers pour boire une Fix, la bière grecque, et partager un souvlaki, une brochette de poulet avec une pita et du yaourt.

mardi 22 avril 2014

Épisode 1 : Milatos

Sans plus tarder, je vous raconte mes vacances bien méritées ... et bien remplies ! Je m'y mets déjà parce que j'ai beaucoup de travail et que je trouve que raconter mes vacances est un moyen bien agréable de procrastiner... Ryan Air faisant directement la liaison entre Chypre et la Crète, je suis arrivée rapidement à Chania (La Canée pour les francophiles) où j'ai retrouvé mes deux amies finlandaises Moona et Ansku qui y étaient depuis quelques jours déjà. En bus, nous avons longé toute la côte nord jusqu'à Malia ; en tournant la tête à gauche on voyait la mer turquoise, en tournant la tête à droite on voyait les cimes encore enneigées des plus hautes montagnes. Puis nous avons retrouvé notre hôte Michael qui nous a emmenées dans son petit coin de paradis. Après une première soirée passée à tester les produits locaux (comprendre: le vin crétois), nous avons pris un peu de hauteur pour aller visiter les grottes de Milatos. C'est de là-haut que j'ai pris la photo qui m'a servi de carte postale.








Une église cachée


Après avoir passé un moment près du vide à chercher les chèvres que l'on entendait à leurs cloches, nous sommes redescendus vers la plage. Une siesta plus tard, nous sommes allées faire un tour sur le port pour admirer le coucher de soleil dans un ciel qui s'était un peu dégagé. Je vous laisse en photos.








samedi 12 avril 2014

Dendrophile

Si on m'avait demandé ce qui me dépaysait le plus en arrivant, j'aurais probablement répondu que c'était la conduite à gauche. Non pas que je conduise moi-même, mais rien que le fait de devoir vaincre ses réflexes et regarder dans l'autre direction quand tu traverses, c'est déroutant. Et puis finalement on s'y fait, d'autant plus qu'il vaut mieux regarder deux fois de chaque côté, vu que les conducteurs chypriotes sont du genre fou furieux. 

Après un peu de temps ici, je me rends compte que ce qui te change vraiment le quotidien, ce sont les arbres. La ville ressemble à une capitale européenne, la nourriture n'est pas si différente, les gens parlent tous anglais, bref on n'est pas paumé comme doit l'être mon frangin en Inde. Mais les arbres... Ah ! Quel bonheur de voir des palmiers depuis ma chambre le matin, ainsi que quelques espèces de conifères que je ne sais pas identifier. Longer l'ambassade américaine à l'ombre des oliviers. Faire attention en passant devant la boulangerie de ne pas trébucher sur les mandarines qui jonchent le sol. Cueillir des citrons odorants en marchant dans la rue. Depuis que c'est le printemps, les arbres nous envoient leur parfum plein les narines et le soleil qui tape sur les branches les fait flamboyer. Et puis cet arbre près de chez moi qui a fleuri en mode rouge vif... C'est une petite différence qui change tout.

mardi 8 avril 2014

Les "grandes" villes

Je sens bien que vous êtes perdus et que ça commence à faire trop de noms de villes. 
Une petite carte pour vous repérer.



dimanche 6 avril 2014

Paphos

Profitant du fait que le 1er avril soit un jour férié, nous sommes allés faire un tour du côté de Paphos, au sud-ouest de l'île. Quand je dis "nous", j'entends les quelques 150 étudiants de toutes les universités de la capitale qui ont répondu à l'invitation du club européen pour cette journée bien chargée.

Nous avons commencé par un arrêt rapide dans la municipalité de Yeroskipou, le temps de visiter une fabrique de "Cyprus delights", qui ne sont ni plus ni moins que des loukoums. Nos chaussures collaient au sol et, avec le bruit de la machine qui remuait constamment la pâte gluante, on n'entendait rien des explications de la guide. Juste à côté, nous avons visité une petite église à coupoles qui avait l'air très très vieille.



En deux photos, vous avez fait le tour de Yeroskipou. Après, nous sommes allés voir les mosaïques de la maison de Dionysos, qui était un peu en ruines, la maison, mais avec quelques jolis restes.




Ensuite nous sommes allés voir les King's tombs, où il y a effectivement des tombes, mais pas de king en vue. Ce sont seulement les riches citoyens de Paphos qui se faisaient enterrer là. Et quitte à y passer l'éternité, ils ont bien choisi l'endroit, la vue est sympa !





Puis, en attendant ceux qui avaient choisi de manger au restaurant, ma pote Sonia et moi, on est allées manger notre pique-nique et taper une sieste sur une plage pas très jolie,  sans crème solaire sinon c'est pas drôle. Et pour finir la journée, nous avons filé vers la plage de Saint George, déjà un peu plus charmante.



Certains braves se sont mis à l'eau

Moi j'ai déambulé sur ces petits rochers jusqu'à atteindre le bout du monde

La transparence hallucinante de l'eau... #nofilter