mardi 25 février 2014

Nouvelles du front

J'avais presque oublié à quoi ressemblait la pluie... Mais voilà qu'elle vient de se remettre en route, et moi qui dois marcher 20 minutes pour me rendre à la fac tout à l'heure... Le temps est en train de changer. Quand je suis arrivée, il y a déjà un mois, il faisait très beau et très froid, ambiance "tous collés au radiateur" le soir. Il m'arrivait même de faire de la fumée en respirant la nuit dans ma chambre. Mais l'hiver touche à sa fin. Il fait moins froid, on a presque rangé le radiateur. Quand le soleil tape, on peut sortir en t-shirt, mais dès qu'on passe à l'ombre, on supporte son pull.

Bref, la météo incertaine ne nous a pas empêchés de nous faire notre première plage à Ayia Napa samedi dernier. Je n'ai pas pris de photos (et pourtant, il y avait un pélican...) mais je compte bien y retourner avant que les touristes ne viennent envahir ce petit paradis où la mer est tellement turquoise qu'on dirait qu'elle est photoshoppée. De plus, l'aller-retour est jouable dans la journée et il coûte 2€50, alors pourquoi se priver ?

Je suis bien occupée ces jours-ci, je rencontre des gens formidables, je commence à rendre des devoirs (eh oui...) - je continue d'explorer les bars de la capitale et de découvrir les traditions locales. Jeudi dernier, notre cours a fini une heure et demie en avance car tous les étudiants Chypriotes étaient impatients de rentrer chez eux pour célébrer la journée de la viande, qui consiste à faire un grand barbecue avec sa famille et ses amis afin de fêter la première journée de la période du Carnaval. Et nous nous préparons pour la parade, événement de l'année, le week-end prochain à Limassol ! (D'ailleurs, si quelqu'un a une idée de déguisement qu'on peut réaliser quand on n'a pas grand chose sous la main, je suis preneuse...) 

samedi 15 février 2014

Premiers cours : le bilan

Cette fac ne s'appelle pas "Université Européenne" pour rien : dans tous les cours que j'ai choisis, les étudiants sont majoritairement des Erasmus. En général, nous sommes une quinzaine d'étudiants par cours, dont 2 ou 3 Chypriotes maximum - voire même aucun, pour mon cours du mercredi matin. J'ai aussi croisé plusieurs étudiants originaires du Moyen-Orient et quelques Chinois. L'ambiance est donc très hétéroclite, ce qui constitue un avantage certain pour des cours qui se veulent interculturels.

La version finale de mon emploi du temps comprend :
- un cours sur la politique mondiale et les relations internationales
- deux cours de communication, dont un axé sur l'interculturel
- un cours de relations publiques
- un cours sur l'Europe où l'on travaillera principalement sur le thème du racisme et de la discrimination
- un cours de gestion de projets

Tout comme les Erasmus, les étudiants inscrits dans cette université sont (plus ou moins) libres de choisir les cours auxquels ils souhaitent assister chaque semestre. Je discutais avec un étudiant habitant à Limassol, une autre grande ville de l'île, et qui fait une heure de route pour venir le matin. Il regroupe donc tous ses cours sur 2 ou 3 jours maximum. Je fais la même chose mais uniquement parce que j'aime bien l'idée d'avoir un week-end de 4 jours ! 

J'ai cours le mardi de 8h à 11h puis à nouveau de 15h à 18h. On commence toujours un peu en retard, on fait une grande pause au milieu et en général on est lâchés en avance donc ça dure plutôt deux heures que trois... Le mercredi, je suis à la fac de 8h du matin à 18h. Et j'ai un dernier cours le jeudi soir à partir de 18h :  plusieurs étudiants sont employés la journée, d'où l'horaire tardif.

Pas beaucoup d'heures de cours, donc, mais une bonne dose de travail personnel. La libraire devrait devenir mon QG puisqu'on peut y emprunter les manuels sans avoir à payer les quelques 60€ qu'ils coûtent en moyenne. Le prix des manuels n'est qu'un exemple du prix élevé de la vie étudiante. Un semestre coûte plus de 1000€*, tous les étudiants ont une voiture car le système de bus est pourri, un repas chaud à la cafetaria coûte 7€... Ajoutez à cela le prix d'un gros loyer et le coût de la vie en général et vous comprenez qu'il s'agit d'une université pour gosses de riches.

Les profs sont également un peu stéréotypés. On retrouve :
- la prof de communication à l'allure sportive qui porte son badge en collier et qui t'appelle "sweetheart" parce qu'elle se veut proche de ses étudiants
- le Texan à moustache qui finit toutes ses phrases par "mkay?" et qui nous prouve, si c'était encore nécessaire, que la lecture de powerpoint est un phénomène universel
- la prof qui digresse carrément et nous fait comparer les traditions de nos pays jusqu'à oublier le sujet dont elle parlait à l'origine
- le Grec qui improvise son cours parce qu'il maîtrise son sujet sur le bout des doigts et qui fait des blagues pour rendre son cours vivant, et ça marche, j'ai pris deux cours avec lui.

Je rencontre globalement assez peu de problèmes. Hormis la secrétaire qui me parle comme si j'étais attardée et le mec du centre informatique qui m'explique que pour des raisons obscures, il ne peut pas scanner ce document pour moi (alors que la machine est posée sur le bureau d'à-côté...), pour l'instant tout roule. On trouve facilement les salles de cours, les profs ont l'habitude des étudiants erasmus, tout le personnel parle anglais. Bref, je recommande.

*EDIT : 9000€ l'année, en fait...

jeudi 13 février 2014

Appel aux dons

Non, pas pour financer mes prochaines vacances, mais pour aider un petit pays qui compte beaucoup pour moi et qui a actuellement les pieds dans l'eau. Je vous retranscris ci-dessous l'appel aux dons publié par la Croix Rouge Burundi.

Suite à la catastrophe qui s’est abattue sur Bujumbura le dimanche 09 février, la Croix-Rouge du Burundi lance un appel à dons en faveur des victimes.
Les pluies torrentielles ont entrainé des inondations et glissements de terrains. Les premières estimations de la Croix-Rouge font état de plus de 67 victimes, plusieurs centaines de blessés, plus de 1000 foyers complètement détruits, et près de 12 000 personnes sans-abris. 

NOS VOLONTAIRES SONT SUR LE TERRAIN,
LA CROIX-ROUGE A BESOIN DE VOTRE SOUTIEN !

QUELS SONT LES BESOINS :

Les victimes ont tout perdu. Ils ont un besoin urgent d’abris et de biens de première nécessité. Des kits de secours leur sont distribués qui leur permettent de contenir de l’eau potable, de cuisiner, et maintenir des bonnes conditions d’hygiène. Les volontaires ont également besoin de matériel de protection pour intervenir. Il faut également éviter que les maladies telles que le choléra et le paludisme puissent se développer. 

COMMENT AGIR : 

Trois types de dons sont possibles :
Les dons par virement bancaire : Un compte spécifique a été ouvert pour cette urgence: 
* Bancobu : 301-0027271-12-03
Intitulé : « CROIX-ROUGE DU BURUNDI/ Urgence inondation »
*Code SWIFT pour les virements internationaux : BCBUBIBI
*Banque Commerciale du Burundi, 84, Chaussée Prince Louis Rwagasore, Bujumbura

Les dons en cash : A déposer au secrétariat de la Croix-Rouge du Burundi, adresse : 18, avenue des USA, heures : de 9 heures à 15 heures. Un reçu vous sera fourni.

Les dons en nature : A déposer au secrétariat de la Croix- Rouge du Burundi
* Bidons/Seau/Savons
*Couvertures/Vêtements
*Nourriture non périssable. (riz, haricots, farine,…)
*Kit cuisine (Casseroles, assiettes, gobelets, fourchettes, cuiller, couteau, )

A QUOI VA SERVIR L’ARGENT :

le don servira directement à apporter du soutien aux victimes des inondations ou à appuyer les volontaires qui leur viennent en aide. L’aide pourra prendre la forme de kits d’hygiène ou de kits de cuisine pour les victimes, mais également de kits de protection pour les volontaires. Des infrastructures d’urgence seront également construites pour les sans-abris. 

•Avec un don de 50 000 Bif (25 euros) : kit d’hygiène pour 3 ménages
•Avec un don de 100 000 Bif (50 euros) : sets de cuisine pour 2 ménages avec nourriture de base pour une semaine.
•Avec un don de 200 000 Bif (100 euros), 3 abris d’urgence pour un total de 15 personnes

Pour toute question ou information supplémentaire : Vous pouvez contacter M. Alexis Manirakiza, Responsable de la Mobilisation des Ressources à la Croix-Rouge du Burundi, au +25777958313, email : alexis.manirakiza@croixrougeburundi.org,karerwayohani@yahoo.fr ou M. Etienne Ndikuriyo, Responsable de la Communication au +25779936524, email : etienne.ndikuriyo@croixrougeburundi.org, endikuriyo@yahoo.fr

La Croix-Rouge du Burundi vous remercie pour votre aide !

Vous pouvez suivre l’action de la Croix-Rouge :
sur leur site internet : www.croixrougeburundi.org
sur Facebook: Croix Rouge Burundi, 
ou sur Twitter: https://twitter.com/croix_rougebdi
Merci à vous !

mardi 11 février 2014

Actu

Reprise des négociations en vue d'une réunification de Chypre

« Les dirigeants chypriote grec Nicos Anastasiades et chypriote turc Dervis Eroglu ont repris, mardi 11 février, les négociations, suspendues depuis près de deux ans, en vue d'une réunification de l'île. [...] 

Selon le porte-parole du gouvernement chypriote grec, Christos Stylianides, les négociateurs devraient ensuite se rendre à Athènes et à Ankara pour faire avancer le dossier. « Non seulement je souhaite que ce soit le début d'un processus fructueux, mais je m'engage à y œuvrer », promet Kudret Ozersay, négociateur turc en chef, sur Twitter. 

Malgré un regain d'optimisme, dû en partie à la découverte de réserves énergétiques sous-marines mieux exploitables si l'île est unifiée, le parti DIKO (pour Dimokratikon Komma — libéral) fait part de ses inquiétudes et a menacé dequitter la coalition gouvernementale de M. Anastasiades si la déclaration commune ne garantissait pas la souveraineté de Chypre réunifiée. »


Comment ça je ne parle que de ça ?

lundi 10 février 2014

Kaimakli

Il suffit d'ouvrir une carte pour comprendre que Nicosie est une accumulation de différents quartiers avec des caractéristiques très particulières qui permettent de les distinguer les uns des autres : les bâtiments, les magasins, les personnes que l'on croise dans la rue, tout ce qui donne une âme à un endroit. La vieille ville, derrière ses fortifications datant du XVI° siècle, est essentiellement touristique. L'immense Strovolos donne à la ville un air de capitale européenne moderne dans sa partie nord alors que le sud est plus industriel. Agios Andreas, là où j'habite, semble assez riche et on y trouve les ambassades de pays influents comme les USA, la Russie ou l'Égypte. Ces trois quartiers sont ceux que j'ai le plus fréquentés pour le moment mais je continue mon exploration, qui m'a amenée ce matin vers Kaimakli. (Bon, j'avoue, c'était pour un walking tour organisé par l'office de tourisme de Nicosie, sinon je n'aurais jamais mis les pieds là-bas.)

Et j'aurais eu tort. Kaimakli est un village dans la ville. C'est là que se sont installés les travailleurs venus de tout le pays pour trouver un emploi dans la capitale. Ils se sont formés à la maçonnerie et ont donc utilisé leur talent pour se construire de chouettes baraques avec le calcaire des montagnes voisines. C'est tout à côté de la ligne verte et à cause de cela, certaines maisons ont été désertées pendant un temps mais le gouvernement donne un peu d'argent pour les réhabiliter donc les gens sont revenus y vivre assez récemment. Notre guide nous a expliqué les différents styles architecturaux qu'on trouve dans ce quartier : le style médiéval avec des mini-fenêtres tout en hauteur ; le byzantin pour les églises ; le néoclassique avec des colonnes sculptées ; et enfin le colonial amené par les britanniques, qui ont déclaré qu'on aurait dorénavant un petit jardin devant chaque maison. Ce mélange d'influences est dû aux nombreuses invasions qu'a connu l'île et le résultat est admirable.

Les grandes fenêtres et le jardin, c'est le style colonial mais les colonnes c'est néo-classique. Vous me suivez ?
Nous avons ensuite visité un atelier de tissage installé dans une vieille maison très photogénique et tenu par une dame très bavarde. C'était la première fois que je voyais un métier à tisser !


La lumière débordait littéralement des fenêtres
Quelques créations
Enfin, nous avons visité une superbe église orthodoxe construite sous l'ère ottomane et dédiée à Sainte Barbara.


Un iconostase (Non, ceci n'est pas une insulte du capitaine Haddock !)
Hérité de la culture byzantine : un espace réservé aux femmes à l'arrière de l'église.
Le détail qui tue : visez un peu la hauteur des accoudoirs...

La guide a profité de cette visite pour nous raconter son histoire personnelle avec l'occupation turque. Comment, quand elle était petite en 1974, elle et sa famille ont dû quitter leur maison et leurs vignes pour s'installer, d'abord dans des tentes, au sud de la ville. Puis comment ils ont dû rester car la situation stagne désespérément. On sentait la tristesse dans sa voix quand elle évoquait les enfants turcs qui doivent considérer sa maison natale comme la leur. Puis sa colère en voyant les drapeaux sur la montagne d'en face et les routes coupées en deux par des entassements de bidons ou de briques. Pour elle, il n'est pas possible de retourner sur les lieux de son enfance, car faire tamponner son passeport revient à reconnaître l'existence de la République turque de Chypre du Nord, et c'est impensable.

dimanche 9 février 2014

La deuxième fois

J'ai vieilli.

Avant-hier soir, je suis allée dîner avec ma pote Lovely, que j'avais connue en Roumanie lors de mon premier semestre Erasmus. Je ne l'avais pas revue depuis, alors évidemment on a fait les comptes, et il se trouve que cela fait précisément quatre ans que j'ai quitté ce chouette pays. Depuis, je suis passée par la France, l'Allemagne, le Burundi, le Mexique, encore la France et me voilà en Chypre. Au fil de mes expatriations, j'ai pris de la bouteille (au sens figuré, naturellement) et je me rends compte que je suis en train de commencer un semestre Erasmus qui n'a rien à voir avec mon expérience roumaine.

Avant de partir à Iași, je n'avais eu qu'à cocher une case pour obtenir une place dans une résidence étudiante située à deux pas de mon université d'accueil. La plupart des étudiants Erasmus avaient également choisi de ne pas se casser la tête, d'autant plus que le loyer était insignifiant par rapport à ceux de nos pays d'origine, bien qu'assez élevé par rapport à ce que les étudiants roumains avaient les moyens de s'offrir. Du coup, la plupart des personnes qui vivaient dans cette résidence étaient des étudiants de toute l'Europe qui venaient s'offrir un semestre à pas cher. Le premier jour, j'ai frappé à une porte voisine, j'ai rencontré mon pote Santi qui m'a présenté à ses potes espagnols, ensuite nous avons sympathisé avec nos voisins polonais puis avec toute la résidence. C'était le début d'un semestre franchement multiculturel, et si j'ai réussi à me faire quelques potes roumains (parce que j'étais l'une des rares à avoir fait l'effort d'apprendre leur langue), je n'ai passé que quelques soirées avec eux alors que tous les autres soirs, nous buvions des bières avec mes potes italiens, slovaques, français, etc.

À Nicosie, les choses ne se présentent absolument pas de la même manière. D'abord, les prix pour les résidences "étudiantes" étaient prohibitifs car je n'ai pas les moyens de me loger à 500€ par mois. J'ai donc trouvé une colocataire chouette qui travaille ici depuis bientôt deux ans. Elle a déjà son réseau de potes, ses endroits préférés, des conseils à donner. Je ne sais pas si je peux dire que je prends la direction de l'intégration dans la vie chypriote car ma coloc est polonaise et ses potes sont de plusieurs nationalités, mais ce sont des gens qui vivent ici et qui peuvent m'emmener dans les endroits qui leur plaisent et qui souvent me plaisent aussi. Et puis j'ai gagné en maturité. À 19 ans, je me laissais embarquer dans certains clubs un peu miteux parce que mes potes avaient décidé d'y aller. À 23 ans, je sais rentrer plus tôt à la maison quand un endroit ne me plaît pas.

À l'université, j'ai également changé de technique. Il y a quatre ans, j'avais choisi des cours qui offraient le meilleur rapport facilité/nombre de crédits. Ce qui comptait, c'était de ramener mes 30 crédits ECTS pour faire valider mon semestre par mon université angevine. Ce qui comptait encore plus, c'était de me faire des potes, de partir en week-end dans des coins sympas, d'apprendre des insultes en espagnol et des chansons en italien, et de profiter du faible coût de la vie pour boire, fumer et encore boire. À l'époque, j'étudiais les langues parce que j'aimais ça, sans savoir ce que je voulais en faire plus tard.

Aujourd'hui je suis à peu près sûre de moi, je veux faire de la gestion de projets. Je ne me suis jamais autant investie dans des études et ce semestre Erasmus m'offre la possibilité de choisir les cours qui m'intéressent vraiment. Adieu le droit administratif qu'on nous imposait le vendredi soir, bonjour les cours intéressants et surtout utiles pour plus tard, par exemple pour m'aider à remplir les missions qui figurent sur ma convention de stage pour l'été prochain. Et même si certains cours impliquent une bonne dose de travail et qu'il faudra renoncer à quelques week-ends à la plage pour finir les projets, c'est mon choix. Et même ce cours qui ne me rapportera aucun crédit et qui finit à 21h le jeudi soir, je vais le suivre parce qu'il me fait envie. Alors qu'en France, encore à 23 ans, on ne me laissait toujours pas le choix sur mon emploi du temps. De ce point de vue également, je réalise enfin que c'est une chance de pouvoir partir.

mardi 4 février 2014

Territoires occupés

Ce soir, mon frère a partagé ni vu ni connu un lien particulièrement instructif à propos de l'occupation turque en Chypre du nord : pas plus tard que la semaine dernière, France Culture décryptait en quelques minutes la situation et son écho sur le plan international.


(Si, comme moi, vous êtes incapable d'écouter un reportage audio de plus de vingt secondes, je vous recommande la lecture des articles cités un peu plus bas sur cette même page.)

lundi 3 février 2014

Kuzey Kıbrıs


C'est beau une ville la nuit. Surtout avec cet immense drapeau lumineux de l'illusoire République Turque de Chypre du Nord qui resplendit comme une immense provocation sur toute la capitale...

J'essaye de comprendre cette histoire, cette ligne verte, ce no man's land, ce casque bleu qu'on a vu hier soir dans les rues. Je pensais me renseigner à l'université mais leur discours est un véritable lavage de cerveau. Je vais continuer à chercher des réponses des deux côtés. J'en suis à mon troisième visa.