samedi 5 juillet 2014

Jour 1 : Haifa

À mon arrivée à Haifa, je me rends directement chez mes hôtes, Amir et Batia. Un peu décalquée après la courte nuit à l'aéroport de Tel Aviv, je me pose dans le canapé et nous discutons. Batia m'explique leur projet de partir en vacances à Paris au mois d'août mais elle a peur de la montée de l'antisémitisme en France. J'essaye de lui expliquer qu'elle ne risque pas grand chose. Bonjour l'image des Français dans les médias...

Une fois reposée, Batia me conseille de me rendre au centre ville et de visiter deux quartiers proches l'un de l'autre : la colonie allemande et Wadi Nisnas, le quartier arabe. La première consiste en une grande rue bien droite avec des rues perpendiculaires, plein d'espace et des restaurants luxueux. Le quartier de Wadi Nisnas, est plus vivant, plus agréable. On s'enfonce dans les petites rues sinueuses et on profite du musée extérieur, peintures, photos, sculptures et autres formes d'art à ciel ouvert. En images.


J'ai mis du temps à comprendre les horaires... de gauche à droite.
Le musée comportait une toute petite partie sur l'histoire d’Haïfa mais aussi une grande exposition sur la place de la femme dans la photographie, avec une comparaison entre la femme juive aujourd'hui et la femme allemande dans la période d'entre deux guerres. Très intéressant. 

Le musée du grain, que je n'ai pas visité.



Ils aiment bien leur drapeau, on le retrouve un peu partout...



Vue du sanctuaire Baha'i depuis la rue principale


Première rencontre avec les Chrétiens Arabes
Hop, nous voilà dans Wadi Nisnas.


















Alors que je prenais leur devanture fleurie en photo, le mari de l'artiste céramique m'invite à rentrer. Sa femme et son fils sont dans l'atelier, nous discutons un moment. En partant, ils me demandent d'où je viens. Je leur dis que je suis française mais que là, je viens de Chypre. Le regard du couple s'illumine, ils sont amoureux de cette île, ils y sont allés pour leur lune de miel. Ils me disent que j'ai de la chance, je n'ai pas le cœur de leur dire que je n'y retourne pas. Je continue mon chemin.



La seule photo que j'ai prise dans le musée des Beaux Arts



Retour vers la colonie allemande.





Je prends le bus pour rentrer chez mes hôtes. Un homme s'assied à côté de moi et pose son fils sur le siège d'en face. Ils parlent français. Le petit dit quelque chose comme "Tu es assis à côté de la dame", je lui réponds que la dame parle français aussi. Je lui ai cloué le bec, je pense qu'il ne parlera plus dans le bus pendant un petit moment. Son père et moi discutons un peu de la vie en Israël. Ils habitent à Tel Aviv et ils sont aussi en vacances. Il me dit que c'est rare qu'on les comprenne. Ah bon, moi j'ai entendu beaucoup de français dans ce pays... Ils descendent. Je descends deux ou trois arrêts plus loin pour prendre en photo le panorama depuis les hauteurs du Mont Carmel. 

On dirait que j'ai ajouté un filtre pollution
Le soir, nous sortons dîner d'un falafel, qui est plus ou moins le plat national. J'apprends aussi des rudiments d'hébreu que je griffonne dans mon carnet. Shalom. Toda, pour dire merci. Oui et non. La base. Et puis un autre mot qui me fait rire. Quand la chienne d'Amir, la jolie Terry, devient un peu folle, ils interrompent notre conversation en criant "Die. Die Terry!". Finalement, "dai", ça veut dire stop.

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