Shabbat, pas de bus donc. Amir, qui n'est absolument pas pratiquant, me dépose en voiture vers les jardins Baha'i, la curiosité locale. Le Baha'isme est une religion proche de l'islam qui ne compte qu'une poignée de millions d'adeptes à travers le monde (plus d'information ici). À Haïfa, on trouve leur centre spirituel qui consiste en un sanctuaire (que vous avez déjà aperçu sur les photos du premier jour) et un immense jardin, toujours sur le Mont Carmel. Je pensais faire une visite guidée de ces jardins mais je suis arrivée trop tard (une demi-heure à l'avance, c'est trop tard pour lutter contre le flot de touristes qui cherche à y rentrer) donc je n'ai pu prendre que quelques photos depuis une terrasse ouverte au public.
Plus tard, je suis descendue vers le jardin de la paix où plusieurs familles se détendaient. Puisqu'on n'a pas le droit de manipuler un objet électronique, les personnes sont sans téléphone portable, c'est plutôt une bonne chose. Les portails sont souvent ouverts également. Tout le monde est posé, et je suis la seule avec mon appareil photo.
Je redescends à pied vers la maison de mes hôtes. Les magasins sont fermés, même les restaurants car s'ils ouvraient, ils ne pourraient plus être considérés comme des restaurants kosher et se priveraient donc d'une clientèle potentielle non négligeable. Le soir, le pays se réveille. Amir et Batia m'emmènent dans un grand centre commercial. Le contrôle des sacs est carrément laxiste, ça fait longtemps qu'ils n'ont pas vu de bombe. Le bus de 22h est rempli, tout le monde ne peut pas s'asseoir. La semaine commence le samedi soir.
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